Comment obtenir une bonne note sans se fatiguer
ou: l'art de répondre à une question à développement

Table des matières
 
 

Le style «Langue de bois»

Remarques concernant l'épreuve finale et la cohérence des contenus de chaque cours analysé

Le plan cadre du cours 383-920-RE ne contient pas «les critères d'évaluation de l'épreuve finale et leur importance relative», comme le prescrit la PIEA à l'article 5.04 sur le contenu des plans cadres.

Nombre de plans d'études analysés: 1
Nombre d'enseignants-es donnant le cours: 4

Le plan d'études du cours 383-920-RE ne contient pas de critère d'évaluation de l'épreuve finale.

Étant donné qu'il y a un examen final pendant la période dévolue à cette fin, il se pourrait qu'il y ait équivalence dans l'évaluation des apprentissages d'un groupe à l'autre. Il est impossible de se prononcer, par ailleurs, sur la congruence entre l'objectif du cours et le format et les critères de l'examen final.
 

Cohérence des contenus de cours

Il est impossible d'établir une cohérence entre le contenu du manuel du cours et les éléments de compétence, car il existe un écart entre les deux, attribuable à une double terminologie, ce qui engendre du bruit.

Enfin, comme les examens durant la session ne contiennent pas de référence explicite à des éléments de compétence évalués, il devient alors difficile d'établir un lien indirect entre un élément de compétence et la matière du manuel vue par les élèves précédemment.

[Analyse d'un plan de cours remis à des professeurs de Cégep en 2002. Texte intégral, authentique et non remanié.
Page créée le 2002-11-25]


 

Commentaire

Rappels sur la méthode

Puisque ce texte viole à peu près tous les principes de la composition, on se reportera directement à la page sur la méthode.

Analyse

Ce qui frappe à première vue, c'est le manque de clarté de la langue utilisée. On se demande la plupart du temps si les phrases ne sont pas écrites en latin plutôt qu'en français. Après un pénible déchiffrement, on s'aperçoit que l'exposé ne s'appuie pas non plus sur un véritable plan: l'auteur avance dans plusieurs directions, quand il ne revient pas carrément sur ses pas. L'introduction est également ratée, car elle ne donne aucune idée du sujet traité. La conclusion prouve qu'on n'est pas plus avancé au terme de la lecture qu'au début.

Plusieurs affirmations laissent le lecteur perplexe. La phrase «Étant donné qu'il y a un examen final pendant la période dévolue à cette fin, il se pourrait qu'il y ait équivalence dans l'évaluation des apprentissages d'un groupe à l'autre» est bâtie sur le modèle logique suivant: puisque la proposition A est vraie, alors la proposition B est possible. Cependant, on comprend mal la relation entre les deux propositions. En fait, il est difficile de saisir le sens de la proposition B. De quels groupes s'agit-il, puisque l'examen final est par définition commun à tous les étudiants concernés? Quels sont les deux éléments qui pourraient être ou ne pas être équivalents? Tout cela rappelle la devinette classique: «quelle est la différence entre un canari jaune?» (Réponse: aucune, il a les deux pattes pareilles, surtout la gauche.)

Le vocabulaire employé vise sans doute à donner un vernis scientifique à l'exposé, mais il évoque plutôt les précieuses de Molière: «Mon Dieu! ma chère, que ton père a la forme enfoncée dans la matière!». La plus belle trouvaille est ici «l'écart qui engendre du bruit».

Le texte prétend analyser un plan de cours, mais il ne contient en fait que des insinuations incohérentes ou malveillantes à l'égard des professeurs. Si les plans de cours étaient du même acabit, ils ne seraient guère utiles pour les étudiants. Et si les manuels d'économie, comme celui dont il est question ici, étaient écrits dans le même charabia, ils causeraient la faillite de bien des éditeurs.