CHAPITRE 5
LES INDICES
Section 1, page 140
1. L'unité dans la diversité
a) Le niveau de vie des Canadiens. Le revenu personnel par habitant.
b) Dans l'espace, par rapport à l'ensemble du Canada.
c) Au cours des années 1960 et 1970, le Québec et Terre-Neuve se rapprochent de l'Ontario en ce qui concerne le niveau de vie moyen. Par la suite, l'écart se creuse à nouveau. Le niveau du Québec a toujours été inférieur à la moyenne canadienne. La Colombie-Britannique, longtemps en avance sur les autres, finit par rentrer dans le rang.
2. Le Québec perd du terrain?
a) Voir le tableau ci-après.

b) Point de référence dans le temps. Base: 1951 = 100.
Section 2, page 147
Grandeur et décadence du 33 tours
Voir le tableau ci-après (nous avons utilisé les pondérations de l'année 1984).

Section 3, page 155
1. Sommes-nous les meilleurs?
a) Les Américains battent les Japonais au chapitre de l'éducation (officiellement, du moins).
b)
Espérance de vie
2. Derrière l'indice, des principes
a)
i) Dimension: santé; indicateur: espérance de vie.
ii) Dimension: éducation; indicateurs: taux d'alphabétisation
et taux de scolarisation.
iii) Dimension: niveau de vie; PIB par habitant.
b) Réponses personnelles.
Section 4, page 162
1. Taux de variation
a) En 1986: (100 – 96) / 96 = 4,2 %.
En 1987: (104,4 – 100) / 100 = 4,4 %.
En 1994: (130,7 – 130,4) / 130,4 = 0,2 %.
b) (100 – 98,3) / 98,3 = 1,7 %.
2. La croissance réelle
a) Exemple pour 1986: (4,35 – 4,17) / 4,17 = 4,3 %.
Remarques: il faut utiliser les données en valeur réelle (colonne 5: dollars de 1986). Les données affichées dans la colonne 5 sont arrondies au cent près, mais les calculs effectués dans la colonne 6 (taux de croissance) sont faits avec des chiffres non arrondis: cela explique les écarts possibles de plus ou moins 0,1 % entre les chiffres que l'on calcule ici à partir des données de la colonne 5 et les chiffres (plus précis) affichés dans la colonne 6.
b) À partir du salaire réel: (4,49 – 4,37) / 4,37 = 0,027 = 2,7 %. À partir du salaire nominal: 1. Taux de croissance nominale du salaire = (5,85 – 4,75) / 4,75 = 0,232 = 23,2%. 2. Taux d'inflation: (130,4 – 108,6) / 108,6 = 0,201 = 20,1 %. 3. Indice de croissance réelle = 1,232 / 1,201 = 1,026. 4. Taux de croissance réelle = 1,026 – 1 = 0,026 = 2,6 %.
Remarque: on obtient sensiblement le même résultat avec les
deux méthodes. La deuxième méthode devrait être plus précise (puisqu'on
utilise les données brutes), mais à condition de ne pas arrondir trop
vite. On obtiendrait alors:
Indice de croissance nominale = 5,85 / 4,75 = 1,23158.
Indice de croissance des prix = 130,4 / 108,6 = 1,200737.
Indice de croissance réelle = 1,23158 / 1,20737 = 1,02569.
D'où un taux de croissance réelle de 0,2569 = 2,569 % , que l'on peut
maintenant arrondir à 2,6
c) On divise l'indice annuel d'intérêt nominal (1 + 7 %) par l'indice
annuel d'inflation (1 + 4,2
d) Réponses personnelles.
Exercices supplémentaires, page 163
1. Le paradis des retraités
Voir le tableau ci-dessous.

2. Les disparités de l'Allemagne unie

a) PIB/h = 3 465,1 milliards / 81,4 millions = 42 568 DM.
b) Voir le tableau ci-dessus (4
c) Il s'agit des quatre Länder de l'ancienne Allemagne de l'Est.
d) Voir le tableau ci-dessus.
e) Voir le graphique figurant ci-dessous.

f) et g) Réponses personnelles.
3. Les familles qui ont encore des enfants
a) Voir le tableau ci-dessous.

b) Nous présentons volontairement plusieurs façons de calculer le
taux de croissance annuelle. On notera également que le revenu moyen
baisse pour toutes les années considérées; c'est pourquoi le taux
de croissance est «négatif».
En 1982: taux de croissance = (54 666 – 56 005) / 56 005 = –0,024
= –2,4 % ou (97,6 – 100) / 100 = –2,4 %.
En 1990: indice de croissance = 60 420 / 61 644 = 0,980, d'où taux
de croissance = 0,980 – 1 =
c) Indice de croissance = 59 014 / 56 005 = 1,0537, d'où taux de croissance = 0,0537 = 5,4 % sur une période de 10 ans.
d) Indice de croissance annuel moyen = (1,0537)
e) L'affirmation est fausse, puisque toutes les données sont en dollars de la même année (1991, en l'occurrence). On peut donc affirmer que, tel qu'il a été calculé à la question c), le pouvoir d'achat moyen a augmenté de 5,4 % en l'espace de 10 ans.
4. L'université: pas gratuite!
a) Universités d'État: (360 – 100) / 100 = 2,6 = 260 %. Universités privées: 240 %.
b) Universités d'État: indice de croissance sur 14 ans = 3,6, d'où
indice de croissance annuel moyen = (3,6)
Universités privées: taux de croissance annuel moyen = 9,1 %.
c) Indice de variation des prix sur la période de 14 ans: 1,8 (les prix se sont multipliés par 1,8). Pendant la même période, les frais de scolarité se sont multipliés par 3,6 (c'est l'indice de variation nominale) dans les universités d'État. Indice de variation réelle = 3,6 / 1,8 = 2, d'où taux de variation = 2 – 1 = 1 = 100 %. Le taux de variation réelle est de 88,9 % pour les universités privées.
5. Commentaire sur le tableau 5.17
Le commentaire, qui doit avant tout montrer une bonne compréhension de la lecture des chiffres du tableau, se fait en deux temps:
1) On note que la production alimentaire a augmenté plus vite que la population dans certains pays (ceux dont l'indice est supérieur à 100) et plus particulièrement au Liban. Dans les autres pays, la production alimentaire a augmenté moins vite que la population (et elle pourrait même avoir carrément diminué dans certains cas). On a choisi comme point de référence la moyenne de trois années (1979, 1980 et 1981), ce qui donne une base de comparaison solide et à l'abri des variations climatiques annuelles.
2) Divers facteurs précis peuvent aussi avoir influencé chaque pays: le Liban a peut-être connu un rattrapage après la guerre civile, et l'Iraq a sans doute souffert de l'embargo qui a suivi sa défaite au Koweit. Mais la progression de la production agricole doit être replacée dans le contexte plus large du développement économique, qui touche les pays de façon différente. Plusieurs d'entre eux ont enregistré des progrès sensibles dans un temps relativement court (pays du Maghreb, Égypte, Jordanie et Liban) et ont réussi à battre de vitesse l'accroissement de leur population.
6. Un IPC pour chacun
Voir le tableau ci-dessous, qui a été construit avec les données des tableaux 5.10 et 5.11 des pages 157 et 158. Comme les catégories ne correspondaient pas tout à fait, nous avons considéré que l'IPC pour la catégorie «Divers» était identique à l'IPC en général (voir les deux dernières lignes de la colonne 1). Curieusement, les ménages les plus pauvres et les plus riches ont subi une inflation inférieure à la moyenne entre 1986 et 1994. C'est (encore une fois?) la classe moyenne qui a écopé.

7. Les pondérations: Québécois et Canadiens, riches et pauvres
a) Faux. C'est vrai en proportion du revenu seulement, mais c'est sûrement faux en quantité absolue.
b) Vrai. Comme le revenu des «Canadiens hors Québec» est plus élevé que celui des Québécois (cette information ne figure pas dans le tableau), l'affirmation est non seulement vraie en termes relatifs, mais elle l'est d'autant plus en termes absolus. Il faut cependant admettre que nous ne possédons de l'information que sur la moitié des Québécois seulement (le quartile le moins riche et le quartile le plus riche).
c) Même réponse que pour a).
8. Votre propre indice
a) Dans le peloton de tête, on trouve des villes occidentales situées dans des pays de petite taille. Les six premières puissances industrielles sont absentes. Trois des villes sont d'importants centres bancaires. Dans le peloton de queue, on trouve des grandes villes du tiers monde et de l'ex-bloc communiste.
Ces observations peuvent nous donner autant une idée des indicateurs choisis que de la qualité de vie elle-même. Autrement dit, on peut mettre en doute le classement proposé; par contre, il y a fort à parier que les auteurs de cette étude ne sont ni Chinois ni Russes et qu'ils sont probablement Suisses. C'est la plus grande certitude qui se dégage de ce classement. Se pourrait-il que les chercheurs genevois aient, sans avoir fait exprès, privilégié des indicateurs correspondant à leur conception (petite bourgeoise?) de la qualité de vie? Nous agirions sans doute nous aussi de façon un peu subjective si on nous demandait de construire un indice de la beauté.
b) et c) Réponses personnelles.