CHAPITRE 2
DOSSIERS

LE TOUR DU MONDE EN RAPPORTS, page 58

L'observation des données du tableau peut être enrichie par d'autres connaissances sur ces pays. Plus on connaît de choses, plus il est facile de faire des découvertes. Les élèves ne devraient pas hésiter à consulter des ouvrages (dictionnaires, encyclopédies) ou des confrères et consœurs (si possible). Cette consultation peut se faire avant (pour mieux comprendre les tableaux) ou après (parce qu'on est plus motivé).


1. Questions générales

a) La partie et le tout.
Tableau D 2.1: les femmes actives font partie de la population active.
Tableau D 2.2: les gens des villes font partie de la population totale.
Tableau D 2.3: les surfaces déboisées font partie (à peu près) des surfaces qui étaient boisées.
Tableau D 2.4: l'épargne intérieure est la partie du PIB qui n'est pas consommée.

b) Variable 1 par rapport à variable 2.
Tableau D 2.5: nombre d'élèves / nombre de maîtres.
Tableau D 2.6: nombre de filles / nombre de garçons.

Il s'agit plus précisément d'un rapport de type catégorie 1 / catégorie 2, mais on pourrait toujours considérer chaque catégorie comme une variable. En tous cas, ce n'est pas une proportion.

Tableau D 2.7: consommation d'eau / nombre d'habitants.
Tableau D 2.8: lignes téléphoniques / nombre d'habitants.

c) La forme des rapports.
Pourcentages: tableaux D 2.1, D 2.2, D 2.3 (colonne de droite), D 2.4 et D 2.6.
Unités: tableaux D 2.5 et D 2.7.
Milliers d'unités: tableau D 2.3 (colonne de gauche).
Millions d'unités: tableau D 2.8 (colonne de droite).
Pour mille: tableau D 2.8 (colonne de gauche).


2. Les femmes actives (tableau D 2.1)

a) La disparition partielle des rôles traditionnels joués par chaque sexe explique la hausse du taux d'activité du côté des femmes.

b) La proportion de femmes dans la population active devrait encore augmenter à mesure que la population se renouvelle (des femmes plus vieilles sont remplacées par des femmes plus jeunes), mais on peut estimer que le rattrapage est en voie de se terminer.


3. La ville et ses attraits (tableau D 2.2)

a) Aucune.

b) 2 % (6 % – 4 %) des Burundais vivent dans les autres villes que la capitale.

c) 23 % des Tunisiens vivent dans des villes d'au moins un million d'habitants en 1992. En 1990, 20 % des Tunisiens vivaient dans la capitale (Tunis). L'écart entre ces deux chiffres est si faible qu'il correspond sans doute à la croissance normale de l'importance de la ville de Tunis.

d) Procédons par élimination. Le Burundi ne comporte aucune grande (un million d'habitants et plus) ville. La Côte d'Ivoire et la Tunisie ne comportent aucune grande ville en dehors de la capitale. La capitale du Canada et celle des États-Unis sont relativement petites. La France et le Mexique ont une capitale surdimensionnée (on y trouve une importante proportion de la population totale du pays), mais peu de grandes villes en dehors de la capitale. Il reste alors le Japon qui a en même temps une capitale très peuplée (Tokyo: 15 % de la population du pays) et des grandes villes (qui regroupent 37 % – 15 % = 22 % de la population).


4. Les bûcherons (tableau D 2.3)

a) Les 36 700 km² déboisés correspondent à 0,6 % de la surface boisée. Celle-ci est donc égale à (36 700 / 0,6) × 100 = 6 116 666 km². Une bonne partie de la forêt mondiale se trouve donc au Brésil.

b) Oui (si on tient compte de la surface totale perdue) et non (si on considère que seule une faible proportion de la forêt a été détruite: à ce rythme-là, on en a pour plus d'un siècle, ce qui est peut-être court).


5. Séraphin Poudrier (tableau D 2.4)

a) Au Japon, 66 % de la production est constituée de biens de consommation. Le reste (34 %) est disponible pour d'autres usages: il peut être consacré à la création d'équipements productifs (investissements) qui permettent d'accroître à long terme les capacités de l'économie. Les entreprises canadiennes ne disposent pas d'autant d'épargne (seulement 18 % du PIB) pour financer leurs investissements... à moins d'emprunter l'épargne japonaise.

b) Les Américains consomment 85 % de ce qu'ils produisent (et épargnent les 15 % restants). Les Japonais se contentent d'une part plus faible: ils ne consomment que 66 % de ce qu'ils produisent. En attendant des jours meilleurs, on peut considérer qu'ils se serrent (relativement) la ceinture.

c) L'épargne burundaise est négative. Donc, les Burundais consomment plus qu'ils ne produisent. Il est clair qu'une partie de leur consommation est financée grâce à l'épargne étrangère.


6. Les classes surchargées (tableau D 2.5)

a) Pour la plupart des pays, et notamment le Canada, le ratio élève-maître est nettement en baisse. Il est donc faux de prétendre que, en général, les classes sont de plus en plus surchargées.

b) Il y a, dans plusieurs pays en voie de développement, plusieurs quarts de travail. Le même professeur peut enseigner à une classe le matin et à une autre l'après-midi ou en soirée.


7. Les filles à l'école (tableau D 2.6)

a) De plus en plus, les filles ont accès à l'école primaire dans les pays en voie de développement. Ce phénomène est attribuable à une évolution des mentalités et des lois. Il est cependant possible que l'écart entre garçons et filles soit encore grand dans l'enseignement secondaire et supérieur.

b) La baisse n'est pas significative pour la France et le Japon, puisque le taux est arrondi à l'unité. Si le taux plafonne, c'est essentiellement parce qu'il s'approche du maximum.


8. L'eau douce (tableau D 2.7)

a) Un mètre cube contient 1000 litres d'eau (car un cube de 10 cm de côté contient 1 litre). La consommation journalière d'eau à usage domestique est donc de 304 000 / 365 = 833 litres par habitant au Canada.

b) Le niveau de développement industriel et agricole est différent (les terres canadiennes et américaines sont très irriguées). Le climat est différent (pluies au Burundi et en Côte d'Ivoire, régions arides en Tunisie, au Mexique et aux États-Unis). La disponibilité des ressources en eau douce varie aussi d'un pays à l'autre (là où l'eau est plus rare, elle coûte plus cher, et on l'économise davantage).


9. Allô, j'écoute! (tableau D 2.8)

a)

  • [i] (il y aurait plus de domiciles à relier pour la même population),
  • [ii] (il y aurait plus de monde qui voudraient communiquer),
  • [iii] (les lignes d'affaires pourraient se multiplier. Quant aux lignes résidentielles, on peut estimer que le coût actuel décourage peu d'abonnés.
  • b) Oui et non.

  • Oui. Contacts personnels à longue distance (par contre, on se limite à des messages essentiels et on laisse tomber le superflu). Il existe d'autres moyens de communication (poste, marchands ambulants).
  • Non. Au Burundi, les familles sont relativement grandes. Donc, un téléphone dessert plus de monde qu'au Canada. Au Burundi, les contacts personnels sont plus fréquents: on se rencontre dans la rue ou au marché. Au Burundi, on utilise parfois d'autres moyens de communication: on envoie par exemple un fils ou une nièce porter un message (verbal), ou on appelle quelqu'un par la fenêtre.

  • 10. Faisons mentir les chiffres

    a) Il faut plutôt dire 38 % des personnes actives sont des femmes (et 62 % sont des hommes).

    b) C'est faux: la proportion n'est que de 42 %; les autres pourcentages sont inclus dans ces 42 %, car la capitale et les villes de plus d'un million d'habitants font partie de l'ensemble des villes.

    c) C'est faux: les surfaces déboisées dépassent simplement les surfaces reboisées (de 12,1 km²).

    d) L'épargne est relativement plus forte (par rapport au PIB) en Tunisie qu'au Canada. Mais rien ne permet d'affirmer qu'elle est plus forte dans l'absolu. Il se peut très bien que le PIB canadien soit plus élevé que le PIB tunisien (c'est d'ailleurs le cas: après tout, le Canada fait partie des «septgrands»). On peut dire q ue l'épargne tunisienne constitue un plus gros morceau d'un plus petit gâteau.

    e) Il y a 66 élèves par maître et non 66 élèves par classe. Qui nous dit que les maîtres n'enseignent pas à deux classes (une le matin, l'autre l'après-midi) compte tenu du manque de locaux?

    f) Il y a 95 filles pour 100 garçons ou encore 95 filles sur 195 élèves, soit 48,7 % de filles. Cela est d'ailleurs à peu près conforme à la proportion de filles dans la population pour ce groupe d'âge.

    g) Le Canadien consomme 304 litres par jour à la maison, contre 125 pour le Japonais. Rien ne permet d'affirmer que les Japonais se lavent moins ou moins bien. Ce sont peut-être les automobiles et les pelouses du Canada qui sont très propres!

    h) La presque totalité des Français a un accès au téléphone: ce qui compte, c'est que chaque résidence (et non pas chaque individu) soit reliée. Avec une ligne pour deux habitants, on peut estimer que presque toutes les résidences disposent d'une ligne téléphonique.

     

    DOSSIER: LA RÉFORME DE L'ÉCRITURE CHINOISE, page 97


    Questions

    a) Ces deux courbes de distribution ressemblent beaucoup à la courbe normale, même si elles présentent certaines irrégularités et ne sont pas tout à fait symétriques.

    b) La courbe d'avant la réforme possède un plus grande moyenne (autour de 11 traits à première vue, contre environ 9), et ses données sont plus dispersées (l'écart type est plus grand).

    c) Nombre moyen de traits avant la réforme: 11,18 (voir tableau ci-dessous).

    d) Écart type du nombre de traits avant la réforme: 4,3 (voir tableau ci-dessous).

    e)
    Nombre de caractères de plus de 12 traits:
    Avant la réforme: (2000 – 1300) = 700.
    Après la réforme: (1969 – 1718) = 251.

    Proportion de caractères de plus de 12 traits:
    Avant la réforme: 700 / 2000 = 35 %.
    Après la réforme: 251 / 1969 = 12,7 %.

     

    DOSSIER: CINQ FEMMES POUR UN HOMME, page 132


    1. Les jeunes célibataires (tableau D 4.1)

    a) 367 / 1887 = 19,4 %.

    b) 185 / 1944 = 9,5 %.

    c) 367 / (185 + 367) = 367 / 552 = 66,5 %.

    d) 185 / 552 = 33,5 %.

    e) 1944 / (1944 + 1887) = 1944 / 3831 = 50,7 %.

    f) 1944 / 1887 = 103,0 %.


    2. Les concubins (tableau D 4.2)


    3. Deux enfants et quelques (tableau D 4.4)

    Il manque cinq provinces, qui doivent compenser pour la faible « performance » du Québec (Terre-Neuve, avec sa faible population, a peu d'influence sur la moyenne).


    4. Mariés et remariés (tableaux D 4.5 et D 4.6)

    a) (172 – 191) / 191 = –9,9 %

    b) 160 (milliers). Voir le tableau ci-dessous.

     

    DOSSIER: LA BOMBE DÉMOGRAPHIQUE, page 169


    1. Le taux et l'indice de fécondité

    a) Indice de fécondité: (0,04 × 10) + (0,08 × 10) + (0,06 × 10) = 0,4 + 0, 8 + 0,6 = 1,8.
    Selon ces données, il y a 1,8 enfant par femme.

    b) 0,08 × 30 = 2,4.

    L'indice de fécondité ne ressemble pas tout à fait aux autres indices vus dans le chapitre. Le mot «indice» a été choisi ici parce que l'indice de fécondité résume (indique) l'ensemble de la situation.


    2. L'avenir d'un « grand peuple »

    1. Les femmes québécoises ont moins d'enfants que les femmes canadiennes en général (voir tableau D 4.4, p. 133).

    2. L'immigration est moins forte au Québec que dans l'ensemble du Canada en général (la proportion d'immigrants nets arrivés au Québec est inférieure à la proportion de Québécois dans la population totale).

    3. La mortalité infantile doit être sensiblement la même (faible partout).

    4. L'espérance de vie est à peu près la même et augmente à la même vitesse partout.

    Avec le temps, le Québec devrait voir son poids diminuer à l'intérieur du Canada, à moins qu'il ne se dote d'une politique nataliste ou qu'il stimule l'immigration.

    Errata

  • 5e à 3e lignes avant la fin: lire 8 pour 100 et 6 pour 100 et non 8 pour 1000 et 6 pour 1000
  •  

    DOSSIER: LE PEUPLE RÉCLAME DU PAIN, page 204


    Question

    Voir le tableau ci-dessous.

     

    DOSSIER: QU'EST-CE QU'UN QUÉBÉCOIS? page 283


    1. Les Québécois vus par eux-mêmes et par les autres

    Réponses personnelles (les résultats du sondage sont à la page 236).


    2. La marge d'erreur du père Noël

    Remarque: en réalité, cette question porte sur une notion vue dans le chapitre suivant (p. 240).

    On trouve dans le tableau ci-dessous sensiblement les mêmes marges d'erreur que dans la figure 7.1.


    3. Recherche: portrait robot du Québécois

    Réponses personnelles.

     

    DOSSIER: DES ÉLECTIONS HISTORIQUES, page 268


    1. Les perdants

    a) Les pondérations de l'île de Montréal et du reste du Québec sont respectivement de 0,259 et de 0,741. La réponse est donc de (0,259 × 8,2 %) + (0,741 × 14,5%) = 2,1238 % + 10,7445 % = 12,8683 % = 12,9 %.

    b) 12,9 % × 3 720 312 = 479 920 (ou 478 741 plus exactement si on utilise la valeur de 12,8683 % calculée en a)).


    2. Les mensonges

    a) et b) On devrait plutôt dire que 38,7 % des votes libéraux proviennent de Montréal ou encore que 50,2 % des Montréalais ont voté pour le Parti libéral.


    3. Les vainqueurs

    a) Parti libéral: Outaouais, Montréal-Ouest.

    b) Bloc Québécois: toutes les autres régions.

    c) Parti libéral: Montréal-Ouest (61,2 %).
    Bloc Québécois: Saguenay-Lac-Saint-Jean (66,7 %).

    d) Parti libéral: 484 399 / 965 337 = 50,18 %.
    Bloc Québécois: 1 484 090 / 1 832 067 = 81,01 %.


    4. Les marges d'erreur

    Voir le tableau ci-dessous: les données affichées dans les tableaux sont très semblables à celles calculées grâce au chiffrier du laboratoire, sauf dans le premier cas. Dans ce premier cas, la marge d'erreur affichée correspond en réalité à un échantillon de 1540 individus.

     

    DOSSIER: UN TABOU UNIVERSEL, page 303


    1. Les pères incestueux sont-ils des alcooliques?

    a) Proportion d'alcooliques chroniques:
    Parents incestueux: 13 / 161 = 8,1 %.
    Autres parents: 2 / 95 = 2,1 %.

    b) et d) Le khi² est de 3,86, ce qui dépasse tout juste la valeur critique (qui est de 3,84) pour un seuil de signification de 0,05 et 1 degré de liberté. Il est peut probable (moins de 0,05 de probabilité) que les écarts observés soient attribuables au hasard.

    c) Voir le tableau ci-dessous.


    2. Schéma de variables

    Voir la figure ci-dessous.