Méthodes quantitatives et sciences humaines - Renaud Bouret

Individu et société
Exploitation des entants

Le texte suivant est extrait de l'étude Le garçon invisible (par Frederick Mathews, Ph.D., C. Psych.). On trouvera de la documentation supplémentaire sur le site sur la santé mentale de Santé Canada
«« Relations entre variables.

(...) « En 1984, le gouvernement fédéral a publié une étude en deux tomes, maintenant très connue, Infractions sexuelles à l'égard des enfants, ou «Rapport Badgley». De nombreux aspects de la victimologie masculine détaillés dans cette étude à l'échelle nationale n'ont toujours pas été portés à l'attention du public ou même des milieux professionnels. Un coup d'oeil sur certaines des données de prévalence que l'on y trouve permet un constat étonnant sur la prévalence des victimes masculines d'abus sexuels. »
« Si l'on prend comme point de départ les résultats de l'étude en matière de prévalence, on constate qu'un homme ou garçon sur trois (33 %) et qu'une femme ou fille sur deux (50 %) ont affirmé avoir été victimes d'attouchements sexuels non désirés durant leur vie. De ces incidents, environ 4 sur 5 se sont produits durant l'enfance ou la jeunesse du sujet. Sur une population canadienne que nous placerons à 29 millions, divisée également par sexe, ces pourcentages livrent les taux de prévalence suivants: » [Tableau à reconstituer]
« À partir de ces simples calculs, on peut voir qu'il y a près de cinq millions de garçons ou d'hommes au Canada qui ont été victimes d'une forme quelconque d'attouchements sexuels non désirés. On peut considérer qu'il s'agit là d'une estimation minimale étant donné que la victimologie masculine souffre d'un déficit des signalements plus aigu que dans le cas des femmes. »
« Dans la catégorie des agressions sexuelles, quelque 3 victimes sur 4 dans l'étude étaient de sexe féminin, dans 1 cas sur 4 il s'agissait donc d'un garçon. L'étude Badgley a également constaté que la proportion des victimes masculines d'agressions sexuelles augmente avec l'âge, alors que les signalements diminuent, et dramatiquement, après la puberté. Dans l'Enquête nationale sur la santé de la population, 90 % des garçons/hommes et 75 % des filles/femmes n'avaient pas signalé l'expérience subie. Dans l'ensemble, les victimes féminines étaient deux fois plus susceptibles de le faire. »


Questions


1. Reconstituez le tableau manquant dans le texte.

 

Références:
Les personnes qui ont été exploitées sexuellement pendant l'enfance
Études d'incidence et de prévalence menées à l'échelle internationale sur la maltraitance envers les enfants: bibliographie sélective
Revue canadienne de Psycho-éducation
La recherche de la vérité en matière d'allégation d'abus sexuel
Solliciteur général du Canada

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